有人赠出万般珍贵,
却依旧无法触及那更深的空缺。
有人轻轻读出一句话,
在无声的夜里,
传递一束微光,
微光被人认出 那是星星
他抬头看到的刹那就全懂了。

阳光下面微尘自在地漂浮
我找到了我那一粒
我正在和其他微尘拉扯、嬉笑……
你走过,你的阴影把我遮挡
你走开,我找不到自己了
微尘在你身后的漩涡里面翻滚
那个快乐的我 还在吗
还是已经被你带走
Sous le soleil, les fines poussières flottent librement.
J’ai trouvé la mienne,
jouant, riant, tiraillée entre les autres…
Tu es passé, et ton ombre m’a recouvert.
Tu es parti, et je ne me retrouve plus.
Dans le tourbillon que tu laisses derrière toi,
les poussières tournoient sans fin.
Suis-je encore là, ce moi heureux,
ou m’as-tu déjà emporté avec toi ?

Équinoxe de printemps
草木恰生,暖意半含;一线春风,吹散了冬寒,亦唤醒了沉睡的花蕾。
日夜平分的时刻,天地仿佛在重写一段秩序——晨起,是鸟鸣渐稠;薄暮,微光还挂在西天。
若说立春是启程,惊蛰是苏醒,
那春分便是繁华将临前的柔婉过渡。
大地匀出一半阳光,一半清凉,
让云与风,雨与绿,在此刻相遇又分离。
站在这等分的时令里,
我们与万物一起交织一场微妙的盛放。
倾听脚下泥土的脉动,用心去捕捉枝头新绿的颤动。
当柔风拂面,便知季节之门正在敞开。
或许,春尚未极盛,但足以让人心生明媚。
此后花事更浓,昼渐长,夜渐短;
而在这时分,我们也该记得——
光阴半在繁盛,半在沉静,平衡,是最柔和的序曲
Le jour et la nuit s’équilibrent,
tandis que le froid cède peu à peu.
Une légère brise éveille bourgeons et fleurs,
révélant la promesse d’un renouveau.
À ce point d’équilibre, la terre reprend souffle :
la moitié encore dans la fraîcheur,
l’autre déjà baignée de lumière.

满天星斗 万亿光年
我闭上眼睛 微微星光就到了我这里
我为微光起了一个名字,只有自己知道
它 对你来说,就是无形无相。
或许正因为如此,
它才不受束缚,
得以穿越所有虚幻的边界。
到所有人跟前。
Un ciel empli d’étoiles, des milliards d’années-lumière.
Je ferme les yeux, et une lueur légère m’atteint doucement.
J’ai donné un nom à cette lueur, que moi seul connais.
Pour toi, elle est sans forme ni visage.
Peut-être est-ce pour cela
qu’aucune chaîne ne la retient,
et qu’elle traverse toutes les frontières illusoires,
jusqu’à parvenir à chacun.

Qu’est-ce que l’attachement ?
执着是什么?
执着是塔
在那里,许久
塔
终究会倒
拜过的人已经渡过好几世
L’attachement est une tour,
Là, depuis longtemps.
Une tour—
Un jour, elle tombera.
Ceux qui s’y sont agenouillés
Ont traversé déjà plusieurs vies.

零散的记忆碎了满床
我一片一片慢慢收拾
时钟
时不时
睁开眼看我
Des souvenirs épars jonchent mon lit,
Je les ramasse, morceau par morceau, lentement.
L’horloge,
De temps en temps,
Ouvre les yeux et me regarde

transmettre
翻开一段文字,
点燃了一盏灯,
微弱,却让我看清黑暗。
写下它,
递给他。
他读后沉默,
眼里些许亮光。
不惊天动地,
却温暖。
传递中,
我被照亮。
J’ouvre un texte,
j’allume une lampe,
faible, mais elle éclaire l’obscurité.
Je le mets par écrit,
et le lui remets.
Il lit en silence,
un éclat brille dans son regard.
Ce n’est pas grandiose,
mais c’est chaud.
Dans cet élan,
je suis à mon tour éclairé.

Jingzhe
轻雷一声,敲碎冬寒残梦。
疏雨微沾,柳色在风里探青。
瓦檐下,湿痕犹带旧迹,却有新芽暗机,正欲破土争先。
试问春来,可解宿怨?
半窗浅光里,万物回响。看溪流渐暖,虫蚁翻苏,心底荒凉也被柔雨轻柔抚慰。
惊蛰不过一瞬,却教人顿觉冰封尽解,旧雪羞辞。
且借东风再度,拾起那抹暖意。
若有闲情,煮一壶新茶,听檐外朦胧雷响,看枯枝微颤,便知光阴不曾负我。
惊蛰来时,默念:愿这声春雷,唤醒心底尘梦,许一场明媚长天。
Un doux tonnerre rompt les songes glacés,
et la pluie légère éveille les jeunes pousses au bord des branches.
Jingzhe n’est qu’un instant : l’hiver se retire, l’âme se réchauffe.
Au premier grondement du printemps, que nos rêves s’élèvent vers un ciel nouveau.

Que le cœur soit comme le vent
湖面平静,
水鸟掠过,
涟漪,归于沉寂。
有人筑城,
有人耕田,
有人四处流浪,
有人永无归处。
脚步所到之处,
土地并未改变;
心念执着之地,
终究只是短暂停留。
无需抓住什么,
无需停留在哪里。
让心如风,
自由行过世界,
不被任何地方困住。
Le lac est calme,
un oiseau le frôle,
les ondes s’étirent, puis s’effacent.
Certains bâtissent des villes,
d’autres cultivent la terre,
certains errent sans fin,
d’autres n’auront jamais d’attache.
Là où marchent les pas,
la terre reste la même.
Là où s’attarde l’esprit,
ce n’est qu’un arrêt passager.
Ne rien saisir,
ne s’accrocher à aucun lieu.
Que le cœur soit comme le vent,
traversant le monde,
sans être retenu nulle part.

L’eau et les nuages, sans trace
溪水穿过山谷,
不问来处,
也不知去向。
它绕过岩石,
消失在看不见的远方,
但从未停留。
空中的浮云,
聚了又散,
没有一朵属于天空,
也没有一朵真正消失。
有人踏上归途,
有人来回徘徊,
有人一去不返。
若执着于终点,
便错过了行云流水;
若执着于路径,
便忘记了行走本身。
山河依旧,
风仍在吹,
而你,
是否依然在寻找方向?
Le ruisseau traverse la vallée,
sans demander d’où il vient,
sans savoir où il va.
Il contourne les rochers,
disparaît vers l’invisible,
mais ne s’arrête jamais.
Les nuages flottent dans le ciel,
ils se rassemblent, puis se dispersent.
Aucun ne lui appartient,
et aucun ne disparaît vraiment.
Certains rentrent chez eux,
d’autres hésitent,
d’autres ne reviennent jamais.
S’attacher à l’arrivée,
c’est oublier le mouvement des eaux et des nuages.
S’accrocher au chemin,
c’est oublier le simple fait de marcher.
Les montagnes restent,
le vent souffle encore.
Et toi,
cherches-tu toujours une direction ?